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Tunisie : Liberté pour Amina, Marguerite, Pauline et Josephine !

Un rassemblement est prévu sur Paris mardi 11 juin.
Nous vous proposons de nous rassembler le même jour
dans le Nord devant le consulat de Tunisie
au 213 rue de Paris à Lille (métro Mairie de Lille) à 18h30.

Solidaires d’Amina Sbouï et de Pauline, Marguerite et Joséphine, militantes Femen, les associations et organisations signataires condamnent leur maintien en prison, le report de leurs procès et l’aggravation des chefs d’accusation qui pèsent sur elles, porte ouverte à des peines beaucoup plus lourdes.

Manifester pacifiquement pour une cause, celle des droits des femmes tunisiennes en l’occurrence, ne doit en aucun cas conduire en prison.

Nous exigeons leur libération immédiate et leur exprimons notre solidarité dans ces moments très difficiles.

Nous demandons au gouvernement français, à Laurent Fabius et à Najat Vallaud Belkacem de tout mettre en œuvre pour qu’elles soient libérées et qu’Amina vienne poursuivre ces études en France, comme elle le souhaite.

nous appelons à un rassemblement devant l’ambassade et les consulats de Tunisie partout en France le mardi 11 juin à 18h30.

Des nouvelles du planning….

Le 28ième congrès du Planning s’est tenu à Marseille du 19 au 21 octobre 2012, voilà les textes qui ont été adoptés lors de ce congrès.

Bonne lecture

 Synthèse des documents adoptés

Et comme la position du planning sur la prostitution est à nouveau revenue en débat (sans pour autant être modifiée), revoilà une synthèse de cette position…

Position du Planning sur la question de la prostitution

 

 

Communiqué

Le 4 mai 2012

Intolérable : la loi sur le Harcèlement sexuel a été abrogée !

Nous exigeons une nouvelle loi !
20 ans après son vote, exigeons un droit juste et efficace !

Le 4 mai 2012, le Conseil Constitutionnel, saisi d’une Question Prioritaire de Constitutionnalité, a déclaré non conforme la loi sur le harcèlement sexuel et l’a immédiatement abrogée.
La condamnation de Gérard Ducray, ancien secrétaire d’État, ancien ministre, élu municipal,
avocat, condamné pour harcèlement sexuel à l’encontre de trois femmes en mars 2011 est, par conséquent, annulée, ainsi que toutes les procédures pénales en cours.
Pour la première fois dans l’histoire des luttes féministes, une loi est abrogée vingt ans après avoir été votée et alors même que l’AVFT avait alerté les pouvoirs publics sur sa nonconformité à la Constitution et sur son inefficacité pour les victimes.
Jusqu’au vote, le cas échéant, d’une nouvelle loi, les victimes sont abandonnées par la justice. Le message d’impunité ainsi adressé aux harceleurs est révoltant.
Le Conseil Constitutionnel : Article 1er.- L’article 222-33 du code pénal est contraire à la Constitution. Article 2.- La déclaration d’inconstitutionnalité de l’article 1er prend effet à compter de la publication de la présente décision dans les conditions fixées au considérant 7. Article 3.- La présente décision sera publiée au Journal officiel de la République française et notifiée dans les conditions prévues à l’article 23-11 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 susvisée. Délibéré par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 3 mai 2012, où siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, M. Jacques BARROT, Mme Claire BAZY MALAURIE, MM.Guy CANIVET, Michel CHARASSE, Renaud DENOIX de SAINT MARC, Mme Jacqueline de GUILLENCHMIDT, MM. Hubert HAENEL et Pierre STEINMETZ.
Nous, associations et collectifs féministes, organisations syndicales, partis politiques soussignés, exigeons une réforme des dispositions juridiques relatives au harcèlement sexuel.
NOUS NOUS MOBILISERONS JUSQU’A CE QU’ELLE SOIT RÉALISÉE !
Contacts presse :
AVFT : Marilyn Baldeck – 06 09 42 80 21
Marche Mondiale des Femmes : Nelly Martin – 06 80 63 95 25
Femmes Solidaires : Virginie – 06 83 44 52 34
 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (27 avril 2012)

Campagne présidentielle : La sexualité des jeunes en épouvantail

Par ses annonces récentes, le candidat à la présidentielle de l’UMP met en lumière le projet de société auquel il aspire pour la France sur les droits sexuels et reproductifs et notamment ceux des jeunes.

Sa volonté d’exiger l’autorisation parentale pour l’accès à une contraception pour les mineures n’est pas digne pour quelqu’un aspirant à diriger notre pays, et ce pour plusieurs raisons dont une majeure : la discrimination entre les citoyennes et les citoyens qu’elle induit.

Discrimination entre les femmes et les hommes, la proposition ne précise pas si les garçons devront également avoir également une autorisation parentale pour acheter des préservatifs…

Discrimination entre les jeunes qui pourront discuter avec leurs parents et celles qui ne le pourront pas car les politiques publiques se doivent d’être égalitaires et équitables. Permettre n’est pas inciter, interdire n’est pas prévenir !

L’étape suivante sera-t-elle la remise au goût du jour de l’autorisation de leur père, frère ou mari pour les femmes qui souhaiteraient travailler ? Outre une proposition visant opportunément un électorat ultra-conservateur, c’est bien l’angoisse d’adultes nourrie d’un patriarcat frôlant le masculinisme face à la sexualité des jeunes dont il s’agit ici.

Pour Le Planning Familial, l’évolution de la société et les changements de mentalité passent par la possibilité de chacune et de chacun à se construire à travers une approche globale et positive de la sexualité, pour peu qu’on lui en donne les moyens : l’information, l’éducation et l’accès à la contraception et à l’avortement en sont les conditions.

Contacts :
Marie-Pierre Martinet # 06 70 19 83 48
Carine Favier # 06 88 52 09 10

2012-04-27_CP_sexualité_mineurs (PDF)

24 mars 2012, On défend l’avortement à Bruxelles !

24 mars 2012, On défend l’avortement à Bruxelles !

Pourquoi l’avortement fait-il si peur ?

L’avortement remet en cause et fait vaciller le socle sur lequel notre société s’est construite:

vision traditionaliste des familles, place et rôle des femmes dans nos sociétés, domination du masculin sur le féminin fondée sur le patriarcat et l’hétérosexisme. Tout ce qui pourrait remettre en cause ce système de pensée basé sur conjugalité et maternité, qui défend que l’homme serait idéalement fait pour la femme, est alors rejeté. C’est le cas de ce droit donné aux femmes de choisir ou non d’être mère. Les femmes sont considérées seules et uniques responsables de la relation sexuelle et de ses conséquences, l’avortement symbolise, dans un ultime affront, leur incapacité quant à cette responsabilité. Le « trauma » de l’avortement viendra punir de leur choix celles qui bravent l’interdit ! C’est ainsi que, largement soutenus par les intégrismes religieux, de nombreux pays prévoient de revenir sur le remboursement de l’avortement, sur les lois l’autorisant, quand ils ne l’interdisent pas tout simplement. Les autorités religieuses ont, donc une large responsabilité, démontrant leur trop grand pouvoir sur un enjeu démocratique mondial majeur.

Un enjeu démocratique essentiel aux sociétés

Un des piliers de la démocratie est l’universalité des droits et l’égalité entre tous les citoyens, qu’ils soient femmes ou hommes. Il est impossible de justifier l’aliénation, la discrimination et la domination 50% d’une population par l’autre moitié. Les femmes ne sont pas mineures, elles pensent et agissent par elles-mêmes, elles sont libres. Leur accès à la contraception et à l’avortement fait partie de cette liberté. Non, les femmes ne sont pas ces « pauvres choses inconséquentes ». Il y a un intérêt majeur à permettre cet accès à toutes les femmes, sans discrimination, ici et partout dans le monde. En Europe, l’Assemblée parlementaire du Conseil a voté en 2008 une résolution demandant aux États membres de dépénaliser l’avortement et de garantir aux femmes l’accès à un avortement sans risque et légal, appelant à lever les restrictions qui en entravent en fait ou en droit l’accès, à assurer l’accès à la contraception et à instituer l’éducation obligatoire des jeunes à la sexualité .

Un enjeu de solidarité européenne et mondiale

Cet enjeu de solidarité est mondialisé. En Europe, les reculs constatés çà et là, nous obligent collectivement comme européens et citoyens du monde Lors du colloque « Droit à l’avortement : quels enjeux pour les femmes en Europe ? » organisé par Le Planning Familial en 2009, la déclaration finale, adoptée à l’unanimité des 17 pays européens présents, réaffirmait : « le droit à disposer de son corps est le socle fondamental permettant aux femmes de vivre dans une société égalitaire, plus juste, plus démocratique ».
Elle lançait un appel à la solidarité, à la vigilance extrême de l’ensemble des forces progressistes et citoyennes, et à la création d’un réseau riche de nos différences et de notre volonté, pour construire cette solidarité européenne et mondiale, celle des femmes et des hommes libres et égaux. Le Planning Familial participe donc le 24 mars à Bruxelles au rassemblement européen « Abortion Right ». Cette initiative doit être saluée et rejointe car elle s’inscrit dans cette dynamique de solidarité entre les peuples pour défendre ce droit fondamental et positif sans lequel les femmes ne pourront jamais être libres. Les lois légalisant l’avortement doivent être appliquées. Il est plus qu’urgent que toutes celles et ceux qui luttent pour le droit de choisir et l’élargissement des législations sur l’avortement soient soutenus, défendus et se rejoignent dans un élan de solidarité sans précédent.