Lycée Baggio : Vanyda à la rencontre d’élèves qui créent une BD sur la mixité

mardi 17.04.2012, 05:02 – La Voix du Nord

La bande dessinée était à l’honneur, hier, au lycée Baggio. Vanyda, jeune auteure  lilloise inspirée par les mangas, est venue échanger et raconter son expérience aux lycéens, curieux et avides de conseils pour leur projet de BD en cours de création.

Dalila, élève en seconde, se lance la première : « À quel âge avez-vous commencé à dessiner ? » En sortant ses premiers « gribouillis de bonshommes en bâtons », Vanyda répond qu’elle a commencé à l’âge de 6 ans. La surprise envahit la salle quand elle tourne les pages de ses dessins de personnages de Dragon Ball Z, griffonnés à 13 ans, et déjà étonnants de précision.

« Pour en faire son métier, le moteur est davantage la narration que le dessin », affirme Vanyda. Justement, Roanne, lui, c’est l’écriture qu’il préfère. « Depuis deux-trois mois, j’écris un roman fantastique sur les vampires », confie le lycéen. Il fait partie des trois seuls garçons parmi la petite dizaine d’élèves impliqués dans le projet du lycée. L’objectif ? « Créer une BD sur les relations filles-garçons au lycée Baggio, où les filles sont en minorité, explique Corinne Courjeaud, professeure-documentaliste. On veut susciter une réflexion sur la mixité. » Le travail, réalisé en partenariat avec le Planning familial et le Collectif régional pour l’information et la formation des femmes, sera distribué aux élèves du lycée.

« Vous savez déjà la fin ? », interroge Vanyda en feuilletant le travail entamé des lycéens. « Pas encore, on avance tous les trois mois. On suit l’évolution au lycée », répond Ophélie. « Moi je sais toujours où je vais avant de dessiner, mais j’écris au fur et à mesure le chemin que j’emprunte pour y arriver », compare Vanyda. Nombreux sont les élèves qui ont lu sa BDCelle que je voudrais être, l’histoire de Valentine, une adolescente à laquelle les filles du lycée Baggio s’identifient, dans leur univers masculin. « Le fait de réfléchir sur des thèmes tels que la mixité, c’est vraiment positif », témoigne Vanyda, entre deux dédicaces. • Y. TH.