Communiqué de Presse : Journée mondiale de lutte contre le Sida

 

Lille, le 29 novembre 2013

Communiqué de Presse

 

Journée mondiale de lutte contre le sida : Les pouvoirs publics doivent se mobiliser en Nord-Pas-de- Calais tout au long de l’année.

Depuis 2004, le Collectif Régional de Prévention Sida rassemblait 17 structures et partenaires régionaux autour du VIH/Sida, des infections Sexuellement Transmissibles (IST) et des Hépatites.

Chaque année, le collectif organisait en lien avec les associations, les habitants et le Prato un moment festif de solidarité avec les personnes vivant avec le VIH. Or pour cette 7ème édition, les Collectivités Territoriales et l’État n’ont pas souhaité soutenir ce moment de séro-solidarité, ainsi que tant d’autres actions menées par nos associations tout au long de l’année.

 

150 000 personnes vivent aujourd’hui en France avec le VIH et tous les ans, on dénombre entre  7000 et 8000 nouvelles contaminations. Les derniers chiffres connus font état de contamination à 58% dans le cadre de rapports hétérosexuels dont 54% de femmes. Mais il existe une « épidémie cachée ». Aujourd’hui, presque 30 000 personnes ignoreraient leur séropositivité : d’où l’enjeu du renforcement  du dépistage.   

 

Ces 30 dernières années, les mobilisations autour de la lutte contre le sida ont engendré une révolution sociale et médicale sans précédent entre la recherche et les malades, les médecins et les patient-e-s .  Les avancées médicales sont réelles et il faut s’en réjouir mais ne cédons pas à la tentation de régler tous les problèmes par l’injonction et l’ingestion de molécules. Les traitements montrent leur efficacité mais restent lourds et provoquent des effets indésirables ainsi que le développement de co-pathologies spécifiques. Nous ne sommes pas toutes égales et tous égaux face à la maladie. Ces inégalités sont biologiques et sociales. On le sait, les plus précaires sont plus exposé-e-s à la maladie et aux morbidités. Mais tandis que l’espérance de vie a augmenté, l’ancienneté dans la maladie est associée à plus de précarité affective et sociale et au développement de l’exclusion.

La lutte contre le sida ne pourra jamais relever de la seule réponse médicale. Le VIH n’est pas une maladie chronique banale : en témoignent la stigmatisation et la précarisation des personnes vivant avec le VIH qui perdurent malgré les progrès médicaux.

Nos associations sont très préoccupées par le désengagement des pouvoirs publics dans la lutte contre le sida. Les espaces d’échanges, de convivialité et de séro-solidarité sont pour nous un outil primordial pour améliorer la vie des personnes touchées par le VIH et continuer à porter une parole politique de malade expert-e. Ces actions nécessitent un soutien financier pour les associations engagées tout au long de l’année.

 

Nos associations et Le Prato attaché-e-s au 1er  décembre (journée mondiale de lutte contre le sida, mais également journée de mémoire et de visibilité) ont souhaité maintenir l’évènement de  « la Saint SIDA », ainsi que d’autres actions de séro-solidarité (cf programme) malgré l’absence de financement public, grâce à l’énergie militante et la générosité de tou-te-s.

Actif-santé, Les Flamands Roses, Le Planning Familial Nord Pas de Calais, L’Egide, J’En Suis J’Y Reste, Les Sœurs de la Perpétuelle indulgence,  Spiritek,  LGP Lille, RIFEN

Dangers de la clandestinité

Nous relayons cette tribune parue dans Le monde avec une pétition associée

Dangers de la clandestinité

LE MONDE | 28.11.2013 à 09h30 • Mis à jour le 28.11.2013 à 14h58

Chercheurs sur le genre et dans le domaine de la santé, professionnels de santé, nous souhaitons intervenir dans le débat alors que débute l’examen de la proposition de loi visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel. Nous voulons partager notre expertise et alerter sur les risques que la pénalisation des clients fait peser sur la santé des personnes qui se prostituent.

La proposition de loi comporte un volet social relatif à la protection et à l’insertion des personnes prostituées et un volet pénal en trois points : renforcer les moyens de lutte contre la traite et les réseaux de prostitution, supprimer le délit de racolage pour les personnes qui se prostituent et instaurer la pénalisation du client.

ISOLEMENT ET CLANDESTINITÉ

Les deux premiers points de ce second volet ne sont pas en cause : la pénalisation de la traite des personnes ne peut qu’être encouragée, à condition qu’elle ne soit pas confondue avec l’exercice même de la prostitution, et la suppression du délit de racolage ne peut qu’être saluée, tant les effets de cette répression sur la santé et la sécurité physique des personnes qui se prostituent sont néfastes.

C’est le troisième point qui pose problème. La prostitution expose à de nombreux problèmes de santé, à des violences physiques et psychiques, une vulnérabilité que viendrait aggraver la pénalisation des clients.

Qu’il s’agisse des rapports produits pour l’Onusida ou le PNUD, d’évaluations rigoureuses du modèle suédois, ou des recherches en sciences sociales, les analyses montrent que la pénalisation, même légère, contribue à marginaliser la prostitution de rue en la déplaçant vers des zones périphériques et sur Internet.

Le rapport 2012 de l’Inspection générale des affaires sociales sur le système prostitutionnel français affirme que l’isolement et la clandestinité aggravent les risques. Cet isolement rend plus problématique le travail de prévention et de soutien social mené par les associations, augmente les risques de violence et rend encore plus difficile l’accès aux services sanitaires.

En outre, parce qu’elle signe l’illégalité de l’acte prostitutionnel, et donc sa clandestinité, la pénalisation a pour effet d’affaiblir les capacités de négociation face aux clients, notamment sur l’utilisation du préservatif, les deux acteurs de cette relation structurée par la domination masculine ne disposant pas à l’évidence des mêmes pouvoirs. Enfin, cette clandestinité rend plus difficile la lutte contre les réseaux de traite.

Nous encourageons le législateur à parfaire le volet social de cette proposition de loi pour permettre aux personnes qui le souhaitent de pouvoir quitter la prostitution. Toute mesure législative allant dans le sens de la déstigmatisation de la prostitution améliorera l’autonomie et les possibilités d’autoprotection. Mais la pénalisation des clients va à l’encontre de ces objectifs. Nous demandons la suppression de l’article 16 de la proposition de loi qui la prévoit : son efficacité sur le recours à la prostitution serait faible, mais ses effets sur la santé des personnes qui se prostituent seraient immenses.

Cette tribune est signée par

Nathalie Bajos, sociologue-démographe ; Laure Bereni, sociologue ; Michel Bozon, sociologue ; Sébastien Chauvin, sociologue, Eric Fassin, sociologue ; Carine Favier, médecin infectiologue ; Michèle Ferrand, sociologue ; Alexandre Jaunait, sociologue ; Ilana Lowy, historienne ; Catherine Marry, sociologue ; Lilian Mathieu, sociologue ; Laurence Meyer, épidémiologiste ; Janine Mossuz-Lavau, politologue ; Anne Revillard, sociologue ; Christine Rouzioux, médecin ; Willy Rozenbaum, médecin ; Alfred Spira, épidémiologiste ; Bruno Spire, épidémiologiste ; Josiane Warszawski, épidémiologiste.

 

http://www.change.org/petitions/parlementaires-prostitution-les-sp%C3%A9cialistes-des-recherches-sur-le-genre-et-sur-la-sant%C3%A9-contre-la-p%C3%A9nalisation-des-clients?share_id=yIOtUDTrcz&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=petition_invitation

Femmes et VIH : Nos couleurs de la solidarité

Nos couleurs de la solidarité
Programme d’expositions, d’ateliers et de rencontres.

Dans le cadre du 1er décembre, Journée mondiale de lutte contre le sida, Le Planning Familial du Nord Pas de Calais et ses partenaires présentent :

« Parons-nous des couleurs de la solidarité » le 29 novembre de 15h à 18h au Planning Familial du Pas de Calais à Lens Nous découvrirons les techniques de la peinture sur corps dit body painting, leurs utilisations par des femmes séropositives à travers le monde et nous nous peindrons sur nos mains des messages solidaires aux personnes séropositives qui seront photographiés et présentés à Lille et aux rencontres nationales
Femmes et VIH.

Exposition « Nos couleurs de la solidarité » du 30 novembre au 15 décembre 2013 « Chez Violette » à Lille Exposition de photographies de l’atelier de body painting sérosolidaire Femmes et VIH du 1er décembre 2012. Le Planning Familial, la commission santé Femmes du J’en Suis J’y Reste centre LGBTQIF, AIDES et une vingtaine de femmes séropositives et sérosolidaires ont découvert la technique du body painting (peinture sur corps), échangé sur la symbolique des couleurs et comme d’autres femmes à travers le monde ont choisi de se parer de couleurs pour s’exprimer.
Visible du 30 novembre au 15 décembre 2013 « Chez Violette », 9 place Vanhoenacker, à Lille, métro Porte d’Arras.
• Vernissage le samedi 30 novembre à partir de 17h, projection de courts métrages réalisés par des femmes séropositives, présentation de l’inter associative nationale Femmes et VIH et des actions de luttes contre les discriminations menées par cette inter associative.

« Des Pop Up contre le sida ! » Atelier le samedi 30 novembre
de 14H30 à 16H30 Chez Violette à Lille
Nous découvrirons des livres pop up, leurs histoires liées à l’enseignement de l’anatomie, les joies de les ouvrir, les jeux et les oeuvres réalisées par les artistes autour du désir et des émotions amoureuses … Ensuite, nous réaliserons nos propres collages et pop up sérosolidaires, le tout autour d’un goûter Enfants bienvenus ! Atelier en non-mixité (femmes, cisgenres et trans’, personnes s’autodéterminant femmes, hétérosexuelles, bisexuelles, lesbiennes… séropositives et sérosolidaires…).

Expositions de photographies : « Luttes contre le sida, mémoires et solidarités sur les murs de San Francisco »
A San Francisco, les communautés accompagnées d’artistes créent collectivement depuis les années 60 sur les murs de leur ville pour exprimer leurs revendications, la mémoire de leur communauté, pour partager des messages de prévention et de solidarité… Plusieurs fresques réalisées par des femmes séropositives et sérosolidaires seront présentées : celles en souvenir d’activistes séropositives afro-américaines, d’autres dédiées aux enfants orphelins du sida, ou encore une dédiée à un très grande activiste transsexuelle séropositive et bien d’autres encore. Deux expositions de photographies.
• Du 29 novembre au 16 décembre dans les vitrines du Planning Familial
Métropole Lilloise : 16 avenue Kennedy à Lille.
• Du 29 Novembre au 16 décembre au local du Planning Familial du Pas
de Calais : 45 rue François Gauthier à Lens. (visible lundi et mercredi 14h
– 18h et vendredi 14h-17h)

Journée parentalité: « Moi parent, toi ado! »

Retrouvez l’équipe du Planning Familial du Val de Sambre à l’occasion de la
Journée parentalité: « Moi parent, toi ado! »
mercredi 27 novembre 2013 de 13h30 à 17h30
au Centre Culturel André Malraux (salle de bal)
107 rue Hector Despret à Jeumont
Tenue d’un stand avec les bénévoles/militants, à destination des ados et jeunes adultes, afin d’échanger, présenter les activités du Planning Familial et des rapports ado/parents
(témoignages, jeux, brochures,…).

Communiqué de Presse: Sexualité, contraception, avortement : un droit, mon choix, notre liberté

Communiqué de Presse – Lille, le 15 novembre 2013

Sexualité, contraception, avortement : un droit, mon choix, notre liberté

Comme chaque année les intégristes anti-choix de « SOS Tous petits » sont de retour pour réciter le rosaire devant le Planning Familial Métropole Lilloise.

Vigilante et mobilisée, l’équipe du Planning Familial, veille à l’application de la loi. Elle est engagée avec ses partenaires, acteurs sociaux, professionnels de santé, collectivités locales, dans des actions de prévention et d’éducation au sens large. La contraception et l’avortement sont des droits fondamentaux, durement acquis. Ils sont au cœur d’une prise de liberté et d’autonomie qui a permis aux femmes de sortir de leur assignation biologique, d’accéder à l’autonomie et de faire de la maternité un véritable choix.

Dans sa vie, une femme sur trois aura recours à une IVG, et contrairement aux idées reçues seulement 3% d’entre elles ne disposaient d’aucune contraception. L’IVG est un droit inscrit dans la loi depuis 1975, pourtant son accès reste aujourd’hui problématique pour certaines femmes. En 10 ans, plus de 130 centres IVG ont fermé leurs portes, renforçant l’inégalité d’accès territorial à ce droit et allongeant ainsi les délais d’attente. Et lorsque les femmes y ont accès il n’est pas rare qu’elles soient culpabilisées par les équipes médicales. Les départs en retraite dans les années à venir de médecins fortement impliqués dans la prise en charge des IVG, risquent d’aggraver davantage la situation.

Concernant le décret du 25 mars 2013 qui inscrit clairement une prise en charge de l’IVG à 100% pour toutes les femmes, il s’agit là encore d’une logique inaboutie ! Ainsi l’échographie de datation exigée aujourd’hui dans tous les centres d’orthogénie n’est pas incluse dans le forfait, et n’est donc pas prise en charge à 100% alors qu’elle est une des étapes incontournables de l’IVG.

Nous voulons que toutes les femmes puissent dire : « un enfant si je veux, quand je veux ! ».
Contraception, avortement, grossesse, maternité ne sont que les différentes facettes de la liberté de procréer. Et aucune personne, aucun spécialiste, qu’il soit juriste, médecin, religieux, politique ne peut disposer à la place d’une femme, de son corps et de sa vie.

Contacts :
Lucie VIDAL, Coordinatrice : 03.20.57.74.85 mfpflvidal@hotmail.fr
Aline IDEE, Responsable du Centre de planification du Planning Familial : 03.20.57.74.80 aline.idee@hotmail.fr

PROJET POUR L’HEBERGEMENT DES FEMMES ET DES ENFANTS SANS-ABRIS A CALAIS

Nous relayons une analyse de « calais migrants solidarity » quant à la situation actuelle sur Calais et sa dégradation…

PROJET POUR L’HEBERGEMENT DES FEMMES ET DES ENFANTS SANS-ABRIS A CALAIS

Rapport pour associations/groupes/organisations/activistes/bénévoles intéressés

REVENDICATIONS – Un lieu de vie pour les femmes et enfants sans-abris qui n’ont pas accès aux services sociaux normalement fournis par l’Etat français incluant :

  • Un bâtiment avec la capacité de loger plus de 30 femmes et leurs enfants.

  • La sécurité et les besoins de base des personnes à l’intérieur du lieu doivent être garantis.

  • Les femmes et les enfants logeant dans le lieu doivent avoir la possibilité de rentrer et de sortir du bâtiment librement 24h/24.

  • Les informations personnelles des femmes et des enfants logeant dans le lieu (identité et nationalité) doivent être protégées, particulièrement des services de police.

  • Le lieu de vie doit fournir les installations sanitaires nécessaires au nombre maximum d’habitantes que l’endroit peut héberger.

  • Le lieu doit comprendre une cuisine équipée pour le nombre maximum d’habitantes, ouverte au moins 12 heures par jour. Continuer la lecture de PROJET POUR L’HEBERGEMENT DES FEMMES ET DES ENFANTS SANS-ABRIS A CALAIS

Agir en réseau contre les mariages forcés et les violences de genre – 29 novembre 2013

Matinée d’information et d’échanges proposée par le Planning Familial du Nord, la RIFEN et la SAFFIA

Le mariage forcé est une violence faite aux femmes et aussi aux hommes parfois. Il nie le droit fondamental de choisir sa vie, sa sexualité, son ou sa conjoint-e, en cela c’est une violation des droits humains universels. Cette pratique discriminatoire a des conséquences graves sur la vie et la santé des personnes concernées. Nos associations mènent des actions de prévention et travaillent à la mise en place d’un réseau d’aide aux personnes mariées de force ou menacées de l’être.  

Cette matinée de sensibilisation est destinée aux professionnels qui souhaitent s’informer pour agir et participer à la mise en place de ce réseau.

Continuer la lecture de Agir en réseau contre les mariages forcés et les violences de genre – 29 novembre 2013

Cycle de projection « Un enfant si je veux, quand je veux, comme je veux ? »

REGARDE, ELLE A LES YEUX GRAND OUVERTS
Yann Le Masson & la  »Commune d’Aix » | docu-fiction | France | 1980 | 80 min

Cette projection vous est proposée par la Maison des Femmes de Lille & le Planning familial de Lille.
Elle sera suivie d’une discussion avec des actrices de ces luttes :
Guilaine Enoc (MLAC* d’Aix, « La commune » et MLAAC de Lyon) & Dominique Perrier ( MLAAC* de Lyon).

« En mars 1977, six militantes du Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception (MLAC) d’Aix-en-Provence sont jugées pour « exercice illégal de la médecine et pratique illégale de l’avortement ».

Autour du procès, le film nous fait découvrir le quotidien de ce collectif qui proposait aux femmes de s’approprier les savoirs médicaux liés au contrôle de la contraception, à la
pratique des avortements, mais aussi des accouchements à domicile. Elles militaient pour que les savoirs pratiques autour du corps des femmes, de leur santé et de leur sexualité, soient pensés et maîtrisés par les femmes elles-mêmes, qu’elles soient médecins ou non. La lutte s’inscrit pour partie, en arrière-plan, dans la vie à la « Commune », une communauté des années 70. »

Samedi 16 novembre 2013 – 19h30 (accueil dès 18h30)
Cinéma l’Univers – 16 rue Danton, Lille
Entrée – Tarif unique : 2 €
Buvette – Petite restauration
Infos-Contacts :
Maison des Femmes de Lille : maisondesfemmes@orange.fr
marie.juliette.mathieu@gmail.com ou lucile.ruault@yahoo.fr

* MLA(A)C : Mouvement pour la liberté de l’avortement, (de l’accouchement) et de la contraception.